De l’or blond plein les barils : la réserve de sirop d’érable du Québec a 25 ans
Après l’échec de la première banque, la FPAQ met en place des outils qui lui permettent de mieux contrôler le marché. En 1998, une convention de mise en marché du sirop en vrac établit un prix plancher.
La réserve stratégique telle qu’on la connaît aujourd’hui naît en 2000.
On avait fait voter un prélèvement financier sur chaque livre de sirop produit, qui permettait de mieux financer le plan conjoint, et nous, ce qu’on souhaitait, c’était d’avoir les moyens de négocier un prêt pour acheter le sirop s’il y avait surplus cette année-là
, relate M. Ross.
Le temps des sucres est particulièrement abondant cette année-là. Après avoir répondu à la demande mondiale, il reste 20 millions de litres de sirop, estime la FPAQ.
Avant 2000, la Fédération n’avait pas d’entrepôt à elle, explique M. Ross. Alors elle achetait du sirop, mais devait le mettre en stock chez des acheteurs qui chargeaient une panoplie de frais pour le conditionnement, l’entreposage et le nettoyage de barils.
La Fédération décide d’acheter son propre entrepôt à Saint-Antoine-de-Tilly, dans Chaudière-Appalaches. C’est la toute première fois qu’un volume aussi important de sirop d’érable est entreposé et pasteurisé au même endroit pour réduire les pertes le plus possible.
Deux autres entrepôts s'ajoutent par la suite dans le Centre-du-Québec : à Plessisville et à Laurierville, où on effectue la pasteurisation et la mise en baril du sirop.
Aujourd’hui directeur général de l’Union des producteurs agricoles, Charles-Félix Ross considère que la réserve stratégique est un des plus beaux projets collectifs, tous secteurs économiques confondus
.
« Des milliers de producteurs et productrices ont décidé ensemble de se donner un système pour mettre en marché leur produit, avec des résultats positifs pour l’ensemble des régions. »
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